Cyprien KATSARIS

 

Cyprien Katsaris

 

« Un individualiste puissant aux doigts étincelants… Il a un profil musical prononcé qui le place dans une catégorie loin au-dessus des représentants banals de l’École internationale du piano moderne ».

(Extrait de l’ouvrage de référence « Les Grands Pianistes – de Mozart à aujourd’hui » de Harold C. Schonberg, le célèbre critique musical du New York Times.)

Cyprien Katsaris, pianiste et compositeur franco-chypriote, né à Marseille en 1951, commence le piano à l’âge de 4 ans avec Marie-Gabrielle Louwerse, au Cameroun, où il passe son enfance. Après avoir suivi sa formation musicale au CNSM de Paris avec Aline van Barentzen, Monique de la Bruchollerie (pour le piano), René Leroy et Jean Hubeau (pour la musique de chambre), il est lauréat de plusieurs concours internationaux tels que le Concours International Reine Elisabeth de Belgique (dont il fut le seul lauréat d’Europe de l’Ouest en 1972), le Concours International Cziffra qu’il remporte en 1974 à Versailles, et la Tribune Internationale des Jeunes Interprètes-Unesco en 1977 à Bratislava.

En mars 2006, Cyprien Katsaris est le premier pianiste à donner des master-classes dans la maison de Franz Liszt à Weimar, depuis que le compositeur y enseigna pour la dernière fois en 1886, l’année de sa mort.

À côté du répertoire traditionnel tel que l’intégrale des concertos de Mozart qu’il a enregistrée « live » et jouée à Salzbourg et à Vienne avec l’Orchestre de Chambre Philharmonique de Salzbourg dirigé par Yoon K. Lee, Cyprien Katsaris s’attache à faire revivre des partitions oubliées, comme le Concerto dans le style hongrois de Liszt/Tchaïkovsky qu’il a enregistré avec Eugène Ormandy et le Philadelphia Orchestra.

Sa carrière internationale le conduit à collaborer avec les plus grands orchestres : Philharmonique de Berlin, Staatskapelle Dresden, Gewandhaus de Leipzig, Cleveland, Royal Concertgebouw Amsterdam, Philharmonia (Londres), NHK (Tokyo), Philharmonique de Moscou… et les plus grands chefs, parmi lesquels Léonard Bernstein, Kurt Masur, Myung Whun Chung, Sir Simon Rattle, Mstslav Rostropovich, Charles Dutoit, Nikolaus Harnoncourt, Christoph von Dohnanyi… et Karl Münchinger qui, à l’occasion de son concert d’adieu en 1986, l’avait invité à jouer le Concerto en ré majeur de Haydn avec l’Orchestre de Chambre de Stuttgart.

Ses interprétations lui valent les critiques les plus élogieuses et l’enthousiasme du public comme en ce 17 octobre 1999 où les mélomanes new-yorkais ont offert à Cyprien Katsaris une « standing ovation » à l’issue du récital qu’il a donné au Carnegie Hall en mémoire de Frédéric Chopin, le jour du 150ème anniversaire de la disparition du compositeur.

La discographie très éclectique de Cyprien Katsaris (pour Teldec, Sony Classical, EMI, Deutsche Grammophon, BMG-RCA, Decca, Pavane, Piano 21) a obtenu les plus grandes récompenses : Grand Prix du Disque Frédéric Chopin, Varsovie 1985 ; Grand Prix du Disque Franz Liszt, Budapest 1984 et 1989 ; British Music Retailer’s Association’s Award, 1986 ; Disque de l’Année 1984, Allemagne, pour la 9e Symphonie de Beethoven/Liszt.

Cyprien Katsaris ne se contente pas d’être un interprète passionné : il est un véritable ambassadeur de son art. En 1992, la Télévision Japonaise NHK a produit avec Cyprien Katsaris une série de treize émissions sur Chopin, consistant en un récital et des cours d’interprétation. Il a siégé aux jurys des Concours Internationaux Chopin (Varsovie 1990), Liszt (Utrecht 1996), Prix Vendôme (Paris 2000), Marguerite Long-Jacques Thibaud – Ville de Paris (2001) et Beethoven (Bonn 2005). Il est également, depuis 1977, directeur artistique du Festival International d’Echternach au Luxembourg.

Cyprien Katsaris, qui fut dès 1977 « Chevalier du Mérite Camerounais », a été nommé « Artiste de l’Unesco pour la Paix » (1997), « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres » (2000) et a reçu la « Médaille Vermeil de la Ville de Paris » (2001).